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Merci Mnémosyne!

Ou la victoire de la mémoire sur la technologie


Peut-on écrire un texte après une entrevue extensive sur un sujet que l'on ne connaît pas? De nos jours, l'usage du dictaphone sur notre téléphone intelligent a remplacé l'appareil en soi. Mais qu'arrive-t-il, si la technologie sensée nous venir en aide nous fait défaut?


Mes années au Panorama


Journal communautaire, ayant pour mission de mettre en valeur Waterloo et les municipalités limitrophes, Le Panorama est distribué à Waterloo, Warden, Shefford et Saint-Joachim-de-Shefford. Ses journalistes, chroniqueur(e)s et reporteurs fournissent les articles et les chroniques de façon bénévole.


Mes débuts dans le journal communautaire furent humbles: un tout petit poème intitulé "Ode à Waterloo". Ensuite, je me suis intégrée dans la chronique Libres penseurs lorsque l'un des collaborateurs s'en retira.


J'étais triste lorsque Mme Ginette Choinière, le principal contact entre les auteur(e)s et le comité du journal, m'annonça la fin de Libres penseurs. Heureusement, d'autres projets pour le journal m'attendaient.


Tout d'abord, j'étais appelée à aller sur place pour couvrir divers événements ayant lieu à Waterloo: le défilé de Noël, l'illumination du centre-ville, les fêtes du 150e, etc.


La chronique C'est chez nous que ça se passe


Ensuite, je dus remplacer la personne qui écrivait la toute nouvelle chronique: "C'est chez nous que ça se passe", un texte visant à valoriser des entrepreneurs ou citoyens avec des parcours un peu moins orthodoxes au sein de leur communauté.


C'était un moment fort privilégié auprès de gens passionnés, que j'apprenais une panoplie d'expertise, d'intérêts et d'engagement: de l'élevage d'alpagas à la culture de bonsaï, en passant par la pratique du bobsleigh. Pour l'écrivain en moi, la diversité de ces personnalités me nourrissait et ceux-ci en retour semblaient bien disposés à me guider vers leur parcours.


Les Bonsaï Enr.


Le jour où j'étais destinée à rencontrer M. Yves Létourneau, cultivateur de bonsaïs, une épreuve inattendue survint et me révéla à moi-même une aptitude insoupçonnée.


On m'a longtemps complimentée sur ma mémoire. Celle à long terme fonctionne plutôt bien, je l'avoue. Mais lorsque l'on doit rédiger un article d'au moins mille mots sur un sujet inconnu, de la cime à la racine, la tâche s'avère vite ardue!


Déroulement de l'entrevue + pépins


Automne 2017; l'entrevue avait lieu chez M.Yves Létourneau Bonsaïs enr. Je m'étais rendue sans trop de problèmes à son lieu d'affaires, à Saint-Joachim-de-Shefford, municipalité où je me rends rarement. M.Létourneau avait eu la gentillesse de me faire visiter son site de travail et ses bonsaïs.


L'entrevue prit un bon départ: mes questions étaient toujours prêtes en avance et je laissais ensuite le sujet de l'entrevue parler, la main tendue avec le dictaphone de mon téléphone intelligent.


Au beau milieu de l'entrevue, j'entendis un drôle de son, comme mon téléphone était en mode vibration. Je l'ignorai et me concentrai sur l'entrevue. Une fois l'entrevue terminée, je constatai avec effroi qu'un appel téléphonique avait interféré avec l'enregistrement. Il ne me restait rien et j'étais bien trop gênée pour solliciter une nouvelle entrevue auprès M.Létourneau.


Je garde d'ailleurs un excellent souvenir de cet entrepreneur. Sa passion pour son métier était contagieuse: les gens passionnés ne sont-ils pas les interlocuteurs les plus captivants?



La rédaction et les corrections


Mes souvenirs sont plutôt vagues, mais si j'avais pris des notes manuscrites, elles devaient être bien sommaires. J'ai dû rédiger l'article de mémoire. J'ignore comment j'ai accompli cet exploit, mais je peux dire qu'avant la publication, j'avais été contactée par la réviseure que je devais rectifier deux ou trois faits à la demande de M.Létourneau.


Je considère que le ration de corrections était dérisoire, en comparaison avec le nombre de mots.


C'est à ce jour un des accomplissements dont j'étais le plus fière, moi, qui égare mes lunettes et mon téléphone au moins une fois par semaine


Conclusion:


On a tendance à laisser la technologie remplacer notre mémoire, mais il demeure important de travailler sa mémoire--de gré plus que de force--pour maintenir une bonne santé cognitive.


Aussi, devinez un autre facteur qui favorise la santé cognitive? La pratique d'une activité créative, tels que mes ateliers littéraires par balado: https://www.lescantonsdelettres.com/podcast , ou avec mon e-book: Ruses et muses: 60 astuces pour vaincre la page blanche:https://www.lescantonsdelettres.com/category/all-products


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